Fissures, décollement, joint dur

C'est un signe facile à voir. Le joint se fendille au milieu, ou il se détache d'un côté du cadre ou de la brique.

Une fissure au centre veut souvent dire que le produit n'arrive plus à suivre les mouvements du bâtiment. Un décollement sur le bord montre que l'adhérence a lâché, souvent parce que la surface était sale ou humide au moment de la pose.

Dans les deux cas, l'air et l'eau passent. Un joint fissuré ne se répare pas avec une couche par-dessus : on le retire et on en pose un neuf.

Un joint en bon état reste souple. Si vous l'enfoncez un peu avec l'ongle, il doit revenir à sa forme.

Avec les années, certains produits durcissent. Le joint devient cassant, s'effrite ou se brise en morceaux quand on le touche. Il ne peut plus s'étirer ni se comprimer quand les matériaux bougent avec la chaleur et le froid. La prochaine fissure n'est pas loin.

Les produits qui acceptent peu de mouvement y sont plus exposés. Selon Ressources naturelles Canada, le latex acrylique ne supporte qu'un mouvement de 7 à 10 %, alors qu'un silicone peut aller jusqu'à 50 % selon le produit.

Les courants d'air et le froid près des cadres

Certains signes se sentent plus qu'ils ne se voient. Une main froide près d'un cadre de fenêtre, une prise électrique qui laisse passer l'air, un rideau qui bouge fenêtre fermée.

Pour le vérifier, Québec propose le test de la chandelle : on approche une flamme ou un bâton d'encens des cadres et des prises. Si la fumée se couche, l'air passe. Restez prudent avec la flamme près des tissus.

Un courant d'air ne vient pas toujours du calfeutrage. Il peut venir d'un coupe-froid usé sur la partie qui s'ouvre. On regarde les deux lors de l'évaluation.

Les coupe-froid s'usent aussi. Selon Ressources naturelles Canada, la mousse peut fendiller avec le temps, alors que le caoutchouc cannelé dure plus longtemps. Un coupe-froid aplati, déchiré ou recouvert de peinture ne fait plus son travail : Québec rappelle qu'il ne faut jamais peindre un coupe-froid.

L'eau, les taches et la moisissure

De l'eau sur un rebord de fenêtre après la pluie, une tache sur le mur sous un cadre, de la peinture qui cloque : ce sont des signes à prendre au sérieux.

Québec explique que l'air chaud et humide qui s'échappe par les fuites peut causer de la condensation cachée dans les murs. Avec le temps, cette humidité peut abîmer l'isolant et entraîner de la moisissure et la pourriture de la charpente.

Un joint noirci, surtout à l'intérieur dans la salle de bain ou la cuisine, mérite aussi votre attention. Avant de poser un joint neuf, la surface doit être propre et bien sèche. This Old House rappelle qu'un joint posé sur une surface humide peut laisser de la moisissure se former dessous.

Une inspection par année

This Old House conseille d'inspecter ses joints une fois par année. Faites le tour de la maison et regardez :

  • le périmètre des fenêtres et des portes, à l'intérieur et à l'extérieur
  • les sorties murales : sécheuse, hotte, robinets, fils
  • les jonctions entre le revêtement, la brique et la fondation
  • les rebords de fenêtres, à la recherche de traces d'eau

Ce qu'on fait quand un joint est à refaire

Un joint neuf commence par le retrait complet de l'ancien. On coupe et on gratte le vieux scellant, puis on nettoie la surface. Québec insiste sur ce nettoyage : peinture, poussière et ancien calfeutrage doivent partir.

Si la fente dépasse 6 mm, on pose un fond de joint, comme le recommande RNCan. On applique ensuite le scellant de la couleur choisie et on profile le joint pour qu'il soit continu et bien appuyé aux deux côtés.

Si on trouve du bois pourri derrière le joint, on vous le dit. Un scellant ne tient pas sur un bois mou. Il faut réparer le bois, ou le protéger par un recouvrement d'aluminium.

Durée de vie : théorique ou réelle

Combien de temps dure un calfeutrage ? Il n'y a pas de réponse unique.

Le tableau de Ressources naturelles Canada donne plus de 20 ans pour le silicone, plus de 25 ans pour le polyuréthane, et de 5 à 25 ans pour le latex acrylique selon la marque. Ce sont des durées du matériau seul. Elles ne tiennent pas compte de la pose, du soleil ni des cycles de gel et de dégel.

This Old House, de son côté, parle de refaire les joints tous les 3 à 5 ans avec des produits grand public. L'écart entre ces chiffres montre une chose : le produit et la pose font toute la différence.

Pour les joints en hauteur, deuxième étage, pignons ou façades d'immeuble, ne prenez pas de risque avec une échelle. Confiez l'inspection et les travaux à un professionnel équipé. Chez nous, on calfeutre toute l'année avec des scellants DOWSIL™, et les joints posés au DOWSIL™ 791 sont garantis à vie, matériaux et main-d'œuvre, selon les conditions écrites au contrat.

Questions fréquentes

Combien de temps dure un calfeutrage ?

Ça dépend du produit et de la pose. Selon RNCan, le silicone dure plus de 20 ans et le latex acrylique de 5 à 25 ans selon la marque, en théorie. This Old House parle de 3 à 5 ans pour des produits grand public. Le soleil et le gel et dégel réduisent ces durées.

Peut-on calfeutrer par-dessus l'ancien joint ?

Ce n'est pas recommandé. Québec conseille de bien nettoyer les joints, ancien calfeutrage compris, avant d'en poser un nouveau. Un joint neuf posé sur un vieux joint dépend de l'adhérence de l'ancien, qui a souvent déjà lâché. On retire l'ancien scellant au complet.

Est-ce que je peux inspecter mes joints moi-même ?

Oui, pour tout ce qui est accessible du sol ou de l'intérieur. Regardez les fissures, les décollements et les traces d'eau, et faites le test de la chandelle. Pour ce qui est en hauteur, appelez un professionnel.

Sources