Le produit : ce que dit l'étiquette

Chaque calfeutrant a sa température minimale de pose. Elle est inscrite sur la cartouche ou dans la fiche technique du fabricant. C'est le premier chiffre à lire avant d'acheter.

Les produits grand public demandent souvent un temps doux. Le magazine This Old House, qui s'adresse aux bricoleurs, conseille d'attendre au moins 45 °F, soit environ 7 °C, et une période de 24 heures sans pluie. Pour un produit de quincaillerie, c'est une règle prudente. Si la température prévue est sous le minimum de votre produit, reportez les travaux extérieurs : un joint posé trop froid adhère mal.

Les scellants de silicone de qualité architecturale, eux, sont faits pour travailler dehors. La fiche technique du DOWSIL™ 791, un des scellants qu'on pose, indique qu'il s'applique par tous les temps et qu'il durcit à la température ambiante au contact de l'humidité de l'air. C'est pour ça qu'on calfeutre toute l'année, à l'intérieur comme à l'extérieur, avec le DOWSIL™ 791 et le DOWSIL™ CWS.

Il y a toutefois une nuance. Puisque ce silicone durcit grâce à l'humidité de l'air, il durcit plus lentement quand l'air est froid et sec. Le joint reste fragile pendant ce temps. On évite donc de le frotter, de le recouvrir ou de le mettre sous tension. On ne vous donnera pas de durée précise : elle dépend du produit, de l'épaisseur du joint et de la météo. La fiche du fabricant reste la référence.

Le vrai ennemi : le givre et l'humidité

La fiche de Dow est claire : on ne pose pas le 791 sur une surface givrée ou mouillée. En hiver, c'est là que tout se joue. Un cadre peut avoir l'air sec et porter une mince couche de givre le matin. Il peut aussi être humide après une tempête ou un redoux.

This Old House rappelle aussi qu'il faut laisser sécher complètement la surface. Sinon, de la moisissure peut se former sous le joint.

Avant de poser, on prépare donc chaque joint :

  • On retire l'ancien calfeutrage au complet
  • On nettoie la peinture qui s'écaille, la poussière et les résidus, comme le recommande Québec
  • On s'assure que le support est sec et sans givre
  • On pose le nouveau scellant, puis on le lisse

L'intérieur, un chantier tout désigné pour l'hiver

Selon Québec, les fuites d'air peuvent être à l'origine de 25 % des pertes de chaleur d'une habitation. L'hiver est un bon moment pour les repérer. La page du gouvernement décrit le test de la chandelle : on approche une flamme d'un cadre ou d'une prise et on regarde si elle vacille.

Québec recommande aussi de calfeutrer d'abord de l'intérieur, pour contrôler l'air humide de la maison, puis de l'extérieur, contre la pluie. On travaille de haut en bas, en commençant par les étages et les pièces humides. Les travaux intérieurs ne dépendent pas de la météo : ils se font en plein janvier sans problème.

Pendant les travaux intérieurs, on travaille proprement, pièce par pièce. Vous n'avez rien à ramasser après notre passage. On vous dit aussi d'avance dans quelles pièces on va travailler, pour que vous puissiez vous organiser.

Pourquoi ne pas tout remettre au printemps ?

Attendre a un coût. Tant que le joint est ouvert, l'air chaud s'échappe, et avec lui l'humidité de la maison. Québec explique que ces fuites d'air chaud peuvent causer de la condensation cachée dans les murs, dégrader l'isolant et entraîner de la moisissure et la pourriture de la charpente.

L'eau compte aussi. Un joint fendu laisse entrer la pluie et la neige fondante. Quand cette eau gèle dans la fente, elle l'agrandit. Au printemps, le dommage est souvent plus grand qu'à l'automne.

Si un joint est clairement ouvert, on peut donc le refaire sans attendre, avec un produit fait pour le froid. Les retouches de finition, elles, peuvent parfois attendre le temps doux.

Ce qu'on regarde lors d'une évaluation d'hiver

L'hiver montre des choses que l'été cache. Lors d'une visite, on porte attention à quelques signes précis. Vous pouvez faire le même tour vous-même avant de nous appeler, et noter ce que vous voyez :

  • Du givre ou de la glace sur le bord intérieur des cadres
  • Des courants d'air autour des fenêtres, des portes et des prises
  • Des joints décollés, fendus ou durcis
  • Des coupe-froid aplatis ou déchirés
  • L'état du bois des cadres et des appuis
  • L'accès aux ouvertures en hauteur, selon la neige et la glace

Quand reporter les travaux

Même avec un produit fait pour le froid, certaines journées ne s'y prêtent pas. On reporte quand le support ne peut pas être séché, ou quand la sécurité n'y est pas. Dans ce cas, on vous propose une autre date, et on peut faire l'intérieur en attendant.

  • Pluie verglaçante, neige mouillée ou redoux qui laisse les cadres trempés
  • Givre qui ne disparaît pas sur les surfaces à sceller
  • Bois pourri à réparer avant de calfeutrer
  • Glace sur les accès en hauteur : une échelle sur la glace, c'est un risque qu'on ne prend pas, et on vous conseille de ne pas le prendre non plus

Questions fréquentes

Quelle est la température minimale pour calfeutrer ?

Elle dépend du produit : lisez la cartouche ou la fiche technique. Pour les produits grand public, This Old House conseille au moins 45 °F, soit environ 7 °C. Un silicone professionnel comme le DOWSIL™ 791 s'applique par tous les temps, mais jamais sur une surface givrée ou mouillée.

Combien de temps sèche un calfeutrage en hiver ?

Il n'y a pas de durée unique. Un silicone durcit au contact de l'humidité de l'air, donc plus lentement quand l'air est froid et sec. Suivez la fiche du fabricant et évitez de toucher au joint tant qu'il n'a pas durci.

Peut-on faire évaluer sa maison en plein hiver ?

Oui. C'est même un bon moment pour sentir les courants d'air et repérer les fuites. On calfeutre toute l'année, à l'intérieur comme à l'extérieur.

Sources