Ce qu'un bricoleur peut faire, et où s'arrêter

Les joints intérieurs sont un bon point de départ : autour des fenêtres, des plinthes ou de la baignoire. Ils sont faciles d'accès et à l'abri de la météo. Québec recommande d'ailleurs de calfeutrer d'abord de l'intérieur, pour contrôler l'air humide de la maison, puis de l'extérieur, contre la pluie.

Le remplacement des coupe-froid se fait aussi sans outils spéciaux. Même chose pour quelques fenêtres au rez-de-chaussée, accessibles depuis le sol.

La limite, c'est souvent la hauteur. Les fenêtres de l'étage, les pignons, les avancées du toit et les sorties de ventilation en hauteur demandent une échelle ou un échafaudage. Un faux pas suffit pour se blesser. Si le travail vous oblige à monter dans une échelle ou sur le toit, confiez-le à un professionnel équipé pour travailler en hauteur en sécurité. Ce n'est pas une économie de prendre ce risque.

Un dernier critère : l'ampleur du travail. Refaire deux fenêtres un samedi, c'est raisonnable. Refaire toutes les ouvertures d'une maison, avec le retrait de l'ancien joint, demande du temps, de l'endurance et une bonne constance du geste d'une fenêtre à l'autre.

Les étapes d'un bon joint

Un joint réussi se joue surtout avant la pose. Voici les étapes, appuyées sur les conseils de Québec, de Ressources naturelles Canada (RNCan), de This Old House et de la fiche technique du DOWSIL™ 791 :

  • Retirer l'ancien calfeutrage au complet, sans en laisser sur les parois
  • Nettoyer la peinture qui s'écaille, la poussière et les résidus
  • Laisser sécher complètement : une surface humide peut faire de la moisissure sous le joint
  • Poser un fond de joint dans les fentes de 6 mm (¼ po) ou plus, selon RNCan
  • Appliquer un cordon continu, sans s'arrêter au milieu
  • Lisser le joint avant qu'il forme une peau
  • Travailler de haut en bas, en commençant par les étages et les pièces humides

Produits de quincaillerie et produits professionnels

Tous les calfeutrants ne se valent pas pour tous les usages. Selon This Old House, le silicone adhère mal au bois et ne se peint pas, alors que le polyuréthane se dégrade au soleil s'il n'est pas peint. Pour le joint entre le cadre et le mur, Québec suggère aussi une mousse à faible expansion.

RNCan publie un tableau des durées de vie des calfeutrants. Ce sont des durées théoriques du matériau : elles ne tiennent pas compte de la qualité de la pose, du soleil ou du gel-dégel. Un bon produit mal posé ne dure pas.

Le choix du produit dépend aussi du support. Le bois, la brique, la pierre, l'aluminium et le vinyle ne réagissent pas de la même façon. Lisez la fiche technique avant d'acheter : elle indique sur quels matériaux le produit adhère, s'il se peint et à quelle température il se pose.

De notre côté, on pose les scellants DOWSIL™ 791 et DOWSIL™ CWS, au pistolet Adfast. Pour un mandat avec devis, on pose le produit prescrit, ou celui que le client fournit, sur demande.

Les erreurs fréquentes

La plupart des joints qui décollent vite ont un point en commun : une préparation bâclée. Voici des erreurs qu'on voit souvent en refaisant le travail d'un autre :

  • Poser le nouveau joint par-dessus l'ancien, sans le retirer
  • Calfeutrer sur une surface humide ou sale
  • Remplir une fente large sans fond de joint
  • Choisir un silicone là où il faudra peindre
  • Peindre un coupe-froid, alors que Québec recommande de ne jamais le faire
  • Boucher un évent ou une sortie de ventilation
  • Calfeutrer les joints du revêtement extérieur, ce que RNCan déconseille

Garantie, licence RBQ et subvention

Un calfeutrage fait soi-même n'a pas de garantie de pose. Chez nous, le DOWSIL™ 791 vient avec une garantie à vie sur les matériaux et la main-d'œuvre, selon les conditions prévues au contrat.

Il y a aussi la question des subventions. La mesure « Isolation de toit et calfeutrage » de LogisVert, d'Hydro-Québec, peut donner jusqu'à 1 500 $, selon l'admissibilité. Elle jumelle deux chantiers : le calfeutrage seul n'y donne pas droit. L'isolation du toit peut être faite à part, par l'entrepreneur de votre choix. Une fois jumelés, les travaux sont admissibles. Chez SLT Construction, c'est notre autre division, Région Isolation, qui fait l'isolation d'entretoit.

Hydro-Québec exige un entrepreneur inscrit au Registraire des entreprises et titulaire d'une licence RBQ de sous-catégorie 7.0, ainsi qu'une facture qui détaille les travaux de calfeutrage. C'est le propriétaire qui fait la demande, et aucun montant n'est garanti. Nous sommes un entrepreneur privé, ni mandaté ni accrédité par un programme. Et les programmes ne font pas de porte-à-porte : méfiez-vous de quiconque prétend le contraire.

Les coûts

Le prix dépend de la taille de la maison, du nombre d'ouvertures, de l'accès et du produit choisi. Faire soi-même coûte moins cher en matériel, mais il faut compter le temps, les outils et le risque de recommencer. Le seul vrai chiffre, c'est celui d'une soumission écrite et détaillée, faite après une évaluation sur place.

Questions fréquentes

Combien coûte un calfeutrage professionnel ?

Le prix dépend des ouvertures, des pieds linéaires, de l'accès et du produit. Demandez une soumission écrite et détaillée après une évaluation sur place : chez nous, elle est gratuite.

Faut-il une licence RBQ pour calfeutrer ?

Pour LogisVert, Hydro-Québec exige un entrepreneur titulaire d'une licence RBQ de sous-catégorie 7.0. Demandez toujours le numéro de licence et vérifiez-le auprès de la Régie du bâtiment du Québec.

Puis-je obtenir la subvention si je calfeutre moi-même ?

La mesure LogisVert exige une facture d'un entrepreneur avec son numéro de licence RBQ et la liste détaillée des travaux de calfeutrage. Un calfeutrage fait soi-même ne produit pas cette facture. La mesure jumelle l'isolation du toit et le calfeutrage, et peut donner jusqu'à 1 500 $, selon l'admissibilité.

Sources