Par où elles entrent

Les rongeurs n'ont pas besoin d'une porte ouverte. Selon Santé Canada, les souris peuvent se faufiler dans des fissures qui ont à peine la taille d'une pièce de dix cents. Pour les rats, un trou de la taille d'une pièce de 25 cents suffit. Une fente qu'on ne remarque pas en passant devant peut donc être une entrée.

Santé Canada nomme plusieurs points faibles : les trous autour des tuyaux, les sorties de sécheuse, les évents d'entretoit, les avancées du toit, les fissures des fondations et le dessous des portes. Un seuil de porte usé suffit à laisser entrer les souris.

Les insectes suivent souvent les mêmes chemins. Une fente qui laisse passer l'air froid laisse aussi passer les fourmis, les araignées et les autres petits visiteurs. Boucher ces ouvertures règle donc deux problèmes à la fois : la vermine et les courants d'air.

On ajoute à cette liste ce qu'on voit souvent sur le terrain :

  • Les passages des fils et des conduits à travers le mur
  • Le pourtour des sorties de hotte et de ventilation
  • La jonction entre la fondation et le revêtement
  • Les interstices autour des cadres de portes et de fenêtres

Les signes d'une visite

Les souris sont discrètes, mais elles laissent des traces. Avant de chercher les entrées, il est utile de savoir où elles passent dans la maison. Repérez les pièces où vous trouvez des traces : c'est près de leurs murs extérieurs qu'on commence à chercher.

  • Des crottes le long des murs, sous l'évier ou derrière les électroménagers
  • Des grattements dans les murs ou le plafond, surtout la nuit
  • Des emballages ou des sacs de nourriture grignotés
  • Des traces de grignotage sur les fils, le bois ou l'isolant

Laine d'acier, puis calfeutrage

Santé Canada donne une méthode simple : remplir de laine d'acier les trous autour des tuyaux, puis les recouvrir de calfeutrage ou de plâtre.

Les deux matériaux ont chacun leur rôle. Un rongeur peut grignoter un scellant ou une mousse. Le métal, lui, lui bloque le passage. Le calfeutrage par-dessus retient le métal en place et ferme le passage de l'air et de l'eau. Ensemble, ils bouchent l'ouverture pour de bon.

Le geste compte autant que le matériau. La laine d'acier doit remplir l'ouverture au complet, bien tassée, sans vide sur les côtés. Le calfeutrage doit ensuite couvrir le métal et coller au support tout autour. Une ouverture à moitié remplie reste une entrée.

Pour les ouvertures plus grandes, on remplace la laine par une maille de fer coupée à la mesure de l'ouverture, puis scellée. C'est plus solide et plus propre. La maille se fixe dans l'ouverture, et le calfeutrage spécialisé la recouvre sur tout le pourtour, sans laisser de bord libre.

Évents, seuils et bas de porte

Certaines ouvertures doivent rester ouvertes. Une sortie de sécheuse, un évent d'entretoit ou une sortie de ventilation servent à évacuer l'air et l'humidité. Les boucher crée un autre problème. Santé Canada recommande plutôt de les couvrir d'un fin grillage métallique. L'air passe, les souris non. C'est la même logique pour les avancées du toit.

Ces endroits sont souvent en hauteur. Si vous devez monter dans une échelle ou sur le toit pour y arriver, confiez le travail à un professionnel équipé pour le faire en sécurité.

Le bas des portes est un autre point d'entrée classique, surtout pour les portes de garage et les portes de côté. Santé Canada conseille de poser des coupe-froid en métal sous les portes. Un coupe-froid en mousse ou en caoutchouc mince peut être rongé. Vérifiez aussi le seuil : s'il est usé, fendu ou décollé, la souris trouve son chemin même si la porte ferme bien.

Les erreurs à éviter

Quelques réflexes courants donnent de mauvais résultats. Le premier, c'est de boucher une ouverture avec de la mousse ou du scellant seuls. Un rongeur peut les grignoter et rouvrir le passage.

Le deuxième, c'est de fermer une sortie de ventilation complètement. On règle un problème de souris et on en crée un d'humidité. Le grillage fait les deux travaux à la fois.

Le troisième, c'est de boucher les entrées alors que des souris sont encore dans la maison. Elles se retrouvent prises à l'intérieur. Si vous en voyez des signes, réglez d'abord la présence des rongeurs avec un exterminateur, puis fermez les accès.

Enfin, n'attendez pas l'hiver pour faire le tour. C'est quand les nuits refroidissent, à l'automne, que les souris cherchent à entrer.

Notre méthode de colmatage

On ne fait pas d'extermination. Notre travail, c'est de fermer les entrées. Si des souris sont déjà installées dans la maison, un exterminateur s'en occupe. Nous, on s'assure qu'elles ne reviennent pas.

On peut aussi combiner ce travail avec le calfeutrage des portes et des fenêtres. On fait alors le tour de la maison une seule fois : joints des ouvertures, coupe-froid et points d'entrée de la vermine.

  • Le tour de la maison pour repérer les points d'entrée
  • Un calfeutrage spécialisé anti-vermine
  • La pose de mailles de fer dans les ouvertures
  • Le colmatage des trous et des interstices
  • Le remplacement des coupe-froid usés, sur demande

Questions fréquentes

La laine d'acier suffit-elle seule ?

Santé Canada recommande de la recouvrir de calfeutrage ou de plâtre. Le métal bloque le rongeur, le calfeutrage retient le métal en place et ferme le passage de l'air. Pour les grandes ouvertures, une maille de fer scellée est plus solide.

Peut-on boucher une sortie de sécheuse ?

Non. Elle doit évacuer l'air et l'humidité. Santé Canada conseille de couvrir les sorties de sécheuse d'un fin grillage métallique : l'air passe, les souris non. Le grillage doit rester propre pour que l'air circule.

Faites-vous l'extermination ?

Non. On bouche les entrées avec un calfeutrage spécialisé, des mailles de fer et du colmatage. Si des rongeurs sont déjà dans la maison, faites appel à un exterminateur, puis on ferme les accès.

Sources